Bébé pleure en dormant : faut-il s’inquiéter ?

Bébé pleure en dormant : faut-il s’inquiéter ?

Votre tout-petit a les yeux fermés, le visage crispé, il gémit… et immédiatement, l’inquiétude monte. Est-ce qu’il souffre ? Fait-il un cauchemar ? Faut-il le réveiller ou le laisser continuer sa nuit ?

Chez Les Petits Culottés, nous savons à quel point ces moments peuvent vous chambouler, surtout quand la fatigue s’accumule. Pourtant, dans de nombreux cas, ces manifestations sont normales. Ces pleurs traduisent souvent un changement de cycle, un micro-réveil ou un inconfort, plutôt qu’un véritable appel au secours.

Comprendre pourquoi bébé pleure en dormant vous aide à poser un regard plus serein sur ses nuits. Vous pourrez mieux faire la différence entre un simple passage de cycle, un petit inconfort et les situations qui nécessitent réellement votre intervention.

En aucun cas, cet article ne remplace l’avis d’un professionnel de santé. En cas de doute, de pleurs intenses, de fièvre, ou de changement brutal de comportement, consultez un pédiatre ou un médecin généraliste.

Comprendre le sommeil de bébé

À la naissance, un bébé dort en moyenne 16 à 17 heures par 24 heures. Son sommeil est encore immature et très différent de celui de l’adulte. Il alterne surtout deux grands types de repos : un sommeil agité, où il bouge beaucoup, et un sommeil calme.

Les cycles du sommeil de bébé sont courts, d’environ 1 heure, avec une grande part de sommeil agité. C’est normal : pendant cette phase, son cerveau se développe intensément et traite toutes les découvertes de la journée.

Au fil des mois, ses cycles s’allongent et se rapprochent peu à peu de ceux de l’adulte. Vers 3 à 6 mois, il commence généralement à mieux différencier le jour et la nuit, surtout si on l’aide avec des repères simples : lumière et interactions en journée, obscurité et calme la nuit, horaires de lever réguliers.

L’essentiel à retenir : un sommeil très fractionné, avec des nuits encore agitées, fait partie du développement normal. Quand bébé pleure en dormant, cela reflète souvent cette maturation en cours plutôt qu’un vrai trouble du sommeil.

Bébé pleure en dormant : les signes d’un sommeil agité

Le sommeil du nourrisson diffère totalement de celui de l’adulte. Un nouveau-né passe environ la moitié de son temps en “sommeil agité”. Pendant cette phase, son cerveau trie, enregistre et organise les découvertes de la journée.

Visuellement, ce sommeil peut impressionner :

  • les yeux bougent rapidement sous les paupières ;
  • les expressions du visage changent : sourires, grimaces, moues ;
  • votre enfant émet de petits bruits : gémissements, soupirs, pleurs très brefs.

Ces signes ne signifient pas forcément qu’il souffre ou qu’il est réveillé. Ils font partie d’un processus normal de maturation cérébrale.

Le réveiller à ce moment-là risque au contraire d’interrompre une phase de repos profond et réparateur dont il a besoin pour bien grandir.


Info culottée : 

Pendant ces épisodes de sommeil agité, le cerveau de votre bébé travaille à plein régime. Il enregistre les voix, les odeurs, les visages, les sensations… C’est une véritable “usine à souvenirs” qui tourne surtout la nuit.


Les micro-réveils : une étape clé vers un sommeil plus régulier

Un des éléments particuliers du sommeil du petit enfant, c’est la présence de micro-réveils physiologiques. Ils surviennent naturellement après chaque cycle de sommeil et font partie du fonctionnement normal du cerveau.

Ces micro-réveils durent en général entre 1 et 10 minutes. Avant 1 an, un nourrisson peut en avoir jusqu’à 8 par nuit. Il n’est donc pas rare que les parents soient réveillés plusieurs fois, alors que leur bébé, lui, ne fait que traverser une petite phase de transition. 

Souvent, votre enfant se manifeste un court instant (gémissement, petit pleur, agitation), puis se rendort tout seul s’il se sent en sécurité.

Pourquoi ne pas intervenir systématiquement ?

La prudence reste essentielle. L’idée n’est pas de « laisser pleurer » coûte que coûte votre tout-petit. Vous pouvez, par exemple, l’observer quelques instants, en restant tout près sans que bébé vous voie, écouter l’évolution de ses pleurs. Si ceux-ci s’apaisent, il est peut-être en train de gérer seul son micro-réveil. 

Bébé pleure dans son sommeil : les autres causes

Parfois, si bébé pleure dans son sommeil, la cause est beaucoup plus simple : il peut avoir faim ou être inconfortable. Une couche humide, une position gênante… suffisent à perturber son repos.

L’environnement joue aussi un rôle clé. Une chambre trop chaude ou trop froide peut rendre le sommeil moins réparateur et favoriser les pleurs. Un thermomètre d’ambiance aide à ajuster facilement la température. 

De même, les bruits soudains ou inhabituels peuvent réveiller ou agiter un tout-petit : son audition est encore très sensible. Pleurer peut être une forme de réaction de défense face à ce qu’il perçoit comme une alerte.

Enfin, un changement de rituel du coucher (coucher plus tard, déplacement, vacances, nouvelle personne qui le couche…) peut suffire à déstabiliser votre enfant. Les bébés se sentent en sécurité avec des repères stables : un enchaînement prévisible (bain, pyjama, histoire, câlin) les aide à anticiper la nuit et à s’apaiser.

D’autres fois, les raisons sont plus physiologiques, c’est-à-dire liées à une douleur ou à un problème médical. On pense notamment aux coliques, aux poussées dentaires, aux otites ou au reflux gastro-œsophagien (RGO).


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Quand on parle d’inconfort nocturne, l’humidité joue un rôle énorme. Une couche qui déborde ou qui laisse les fesses humides peut réveiller bébé en plein sommeil, même s’il ne se réveille pas complètement. En souscrivant un abonnement couches Les Petits Culottés, vous profitez d’un produit 100% français avec la classe d’absorption maximale (A). Résultat : des fesses au sec jusqu’à 12 heures !


Cauchemars et terreurs nocturnes : seulement à partir de 18 mois

On confond souvent les pleurs du nourrisson avec des cauchemars. Pourtant, un tout-petit ne rêve pas comme un grand.

Avant 18 mois, la plupart des pleurs nocturnes de votre tout-petit sont liés :

  • aux cycles de sommeil,
  • aux micro-réveils,
  • ou à un petit inconfort physique.

À partir de 18 mois, l’imaginaire se développe davantage. On distingue alors deux phénomènes :

Les terreurs nocturnes

  • Surviennent généralement en début de nuit.
  • L’enfant semble paniqué, crie, se débat, mais dort profondément.
  • Il ne reconnaît pas ses parents et ne se calme pas facilement.
  • Il ne faut surtout pas le réveiller, car cela peut augmenter sa confusion.
  • Restez à proximité, parlez-lui doucement, sécurisez l’environnement.

Les cauchemars

  • Apparaissent plutôt en fin de nuit.
  • L’enfant se réveille vraiment, il est conscient, cherche vos bras.
  • Il peut raconter ce qui lui fait peur.
  • Il a besoin de réconfort, de mots doux, d’un câlin pour se rendormir.

Si les épisodes deviennent très fréquents ou particulièrement intenses, n’hésitez pas à en parler au pédiatre.

Quand consulter un professionnel de santé

Si les troubles persistent, il est important d’en parler à un professionnel de santé. Un pédiatre pourra écarter d’autres pistes :

  • Une allergie (comme l’allergie aux protéines de lait de vache) ;
  • Un problème respiratoire (asthme, apnées du sommeil) ;
  • Une difficulté d’ordre émotionnelle.

Au fil des semaines, vous apprendrez à reconnaître les pleurs de votre petit culotté : ceux qui annoncent un simple changement de cycle, ceux qui expriment un besoin réel, et ceux qui demandent un avis médical.

Faites-vous confiance : vous êtes la personne qui connaît le mieux votre enfant, et vous progressez ensemble, une nuit après l’autre.

Crédit photo : © Pexels

Sources :

https://www.realites-cardiologiques.com/wp-content/uploads/sites/3/2022/02/08_FRANCO_message_cles_V2.pdf

https://www.1000-premiers-jours.fr/fr/le-sommeil-de-bebe

https://www.lpcr.fr/blog-conseils-experts/bien-etre-sante/pourquoi-bebe-pleure-en-dormant

https://www.feedesnuits.fr/conseils-astuces/cauchemars-ou-terreurs-nocturnes